« Acquérir de l’expérience et éprouver une douleur physique sont deux choses tout à fait différentes. En fait, toute expérience entachée de douleur physique réelle est inaccessible à cause de cette douleur. L’organisme est censé éviter la douleur pour survivre. […]
On pourrait dire qu’il existe un monde intérieur et un monde extérieur. Le monde intérieur est celui d’hier. L’information qu’il contient sert à évaluer le monde extérieur, celui d’aujourd’hui et de demain.
Tant qu’on a accès à la totalité de l’information, on peut se livrer à d’excellents raisonnements. Mais quand les faits qu’on a assimilés commencent à s’enfouir, on risque, dans cette mesure, de tirer des conclusions erronées.
À mesure que vous perdez confiance en l’univers physique, votre aptitude à le maîtriser se dégrade. Vos rêves et vos espoirs commencent à sembler irréalisables, vous cessez de lutter. En fait, vos aptitudes se dégradent rarement, elles paraissent se dégrader.
Lorsque le monde intérieur transmet trop de douleur physique, l’organisme sombre dans la confusion. Tel l’enfant qui finalement affirme ne plus vouloir de la pièce de monnaie, l’organisme dit ne plus rien vouloir de l’univers physique et périt. Ou bien il vit quelque temps en n’étant plus que l’ombre de lui-même et finit par périr.
Le but est de gagner. Lorsqu’on a trop perdu et trop souvent, la possibilité de gagner semble trop lointaine pour qu’on tente quoi que ce soit. Et l’on perd. On s’habitue tant à perdre que l’on commence à se concentrer sur les échecs au lieu de chercher à aller de l’avant, et cela de façon extrêmement irrationnelle. Ce n’est pas parce qu’on a perdu deux voitures qu’on va en perdre une troisième. Pourtant, celui qui en a perdu deux va en fait tellement s’attendre à perdre la troisième qu’il s’arrangera, même inconsciemment, pour la perdre. Cela est vrai des objets comme des gens. »
L. Ron Hubbard, 1951
Source : Self-Analyse, New Era Publications, 2007
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